La force qui nie est violence — L’innocence qui écoute est respect
Nier sa souffrance psychologique,
c’est manquer de respect à la souffrance psychologique elle-même.
Quand on nie la sienne,
on finit aussi par nier celle de l’autre.
On justifie souvent ce déni en disant :
“Souffrir, c’est être faible.”
Alors on se sent “fort”
en niant ce qui souffre.
Mais ce sentiment de force est l’un des plaisirs utilisés
pour cacher la souffrance d’avoir, un jour,
été profondément non respecté.
Et au lieu de voir la lâcheté
de celui qui nous a blessés –
et de tous ceux qui l’ont normalisée –
on condamne notre vulnérabilité,
et donc toutes celles qui nous sont proposées,
par aveuglement forcé à la beauté de l’innocence,
pour satisfaire une idée de pouvoir valorisante.
La lâcheté de l’autre érigée en pouvoir :
celui d’imposer la réalisation d’une idée à soi-même et à l’autre :
“Il a été plus fort que moi hier,
je serai le plus fort aujourd’hui.”
En imposant à sa propre souffrance
un silence par dévalorisation,
nous imposons la force de cette violence,
par l’aisance artificielle de la négation.
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