Le fibrome, le corps et l’éveil d’un médecin malade
Hossegor – Là où une fin a ouvert un commencement. Regarder. Écouter. Questionner. Et parfois… réaliser. Ce que ma maladie m’a révélé — à moi, médecin, sur l’écoute, la responsabilité, et la médecine attentive Je suis médecin. Et comme tant d’autres médecins, j’ai été malade. Ce simple fait devrait pourtant nous interpeller : comment une médecine si efficace pour supprimer les symptômes peut-elle rester si silencieuse sur ce qui les fait naître ? Mais pendant longtemps, je ne l’ai pas conscientisé. Je ne voyais que des symptômes, des chiffres, des pertes sanguines à camoufler, des taux d’hémoglobine à corriger. Je voyais un problème à résoudre. Je ne voyais pas moi. 1. La délégation : quand on remet son corps aux mains des autres Les symptômes étaient là : les règles hémorragiques, l’épuisement, cette masse dure dans le bas-ventre… Mais je les ai longtemps tus, ou minimisés. Et ce silence, je l’ai compensé en déléguant à la médecine conventionnelle ce que je n’arrivais pas à...

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